LE MONDE D'APRÈS VU PAR AMANDINE

Chez MARSAIL, comme dans tout le monde économique, on s'interroge sur la crise sanitaire. On se bat, on se creuse les méninges pour trouver des opportunités, on se réinvente (en vrai, ça, on le faisait déjà bien avant la crise ! cf. notre méthode Sail'up).

Quelques fois, on s'agace aussi ! Parmi nous, Amandine, un peu plus peut-être ;-) 

Alors, quand elle a écrit cet article, on a hésitéà vous le partager. Puis -vous commencez à nous connaître, on aime l'authenticité- on a décidé qu'on assumait cette position ! Vos avis sont les bienvenus si cela vous inspire (par ici).


Allez, on vous laisse lire, la tribune d'Amandine Deslandes ! 

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Tarte à la crème #1 : c’est dans ces moments de profondes modifications que la nature humaine se révèle. Qu’elle se révèle pour le meilleur comme pour le pire.
Si vous avez envie de lire de l’altruisme à la guimauve nappé de paillettes bienveillantes, je vous suggère de NE PAS lire la suite.

Ceux qui me connaissent vous diront probablement que je suis une personne qui s’intéresse aux autres, que je suis une personne gentille. Je ne sais plus trop si j’aime ou pas ce mot. Je ne suis plus trop sûre que l’altruisme et la gentillesse soient des valeurs érigées comme fondamentales dans le monde moderne.
 
Alors, non, je ne vais pas vous parler du monde d’après et de ma foi retrouvée en l’humanité !

Non, je ne vais pas vous dire que tout va changer. Pour le mieux, évidemment !
 
Il ne s’agit pas de cynisme. Simplement d’une prise de recul.
 
La crise – quelle que soit sa profondeur ou sa gravité – accentue les traits habituels de nos personnalités. Les personnes sensibles au monde qui les entoure l’étaient avant et le seront après. Scoop : les opportunistes et les égoïstes, aussi ! Tarte à la crème #2 : les gens ne changent pas.
 
Je me garderais bien de toute analyse sociale, politique ou économique, là n’est pas ma compétence. En revanche, j’aimerais vous partager un point de vue. Un avis qui n’engage que moi et n’a pas vocation à faire le tour du monde, contrairement à mon associé ;)
 
Pourquoi je ne crois pas au monde d’après ?
  • Parce que la crise est par définition temporaire, et ses impacts également
  • Parce que l’Homme est ainsi fait depuis la nuit des temps
  • Parce que notre mémoire est sélective, et heureusement d’ailleurs
Je n’y crois pas, mais surtout, je n’en veux pas ! La course -pour ne pas dire la fuite- en avant m’épuise.
 
Nous garderons peut être quelques réflexes, nous en tirerons peut-être quelques enseignements. Très bien. L’espèce évolue ainsi.

Bien sûr, pendant le confinement, j’ai suivi des webinaires, j’ai organisé des visio-conférences ou participéà des apéros virtuels. Mais WOW que je suis heureuse que ce ne soit pas ça la vraie vie !

Et le télétravail… On en parle ? En tant qu’entrepreneur aujourd’hui, comme dans mes fonctions de manager avant ça, je travaille chez moi régulièrement. L’ordinateur sur les genoux en tailleur dans le salon avec ma tasse de thé posée sur le tapis, ça vous intéresse vraiment ?

Là aussi, c’est quoi ce monde où ce qui intéresse, c’est de savoir dans quelle tenue je travaille plutôt que ce que je fais !?

(allez je vous le dis, juste à vous, nue – complétement nue devant mon ordi ou en tenue de cheerleader si j’ai un peu froid)

 Alors oui, mon business est à contre-courant sur le papier :

  • des rassemblements pour des conférences ou des départs de régates,
  • des groupes de gens dans des petits espaces, à terre ou sur des bateaux,
  • de l’action en mer (waw c’est dangereux… vous êtes assurés au moins ? Non, on aime les risques #2ndDegré),
  • 0 digital…

Et la liste est longue.

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Je vis dans le monde d’avant ?

Sûrement, je l’assume.

J’accepte que ça ne parle pas à tout le monde. On ne peut pas plaire à toute le monde il parait ?

Pas prête à me défaire de mes convictions pour autant : je me plais à croire que l’apprentissage passe par les tripes, et pas par les pixels.

Et enfin, que dire de cette économie de la start-up nation ?

Celle-là, où n’importe qui se prend pour Zuckerberg, Gates ou Bezos. Où l’on croit que la tech est la seule manière de vivre et de se « gaver ». Objectif : devenir millionnaire ! C’est ça vos rêves de gosses… ? Entasser des millions… ?

Celle-là, où des entreprises perdent de l’argent pendant 15 ans à coup de levées de fonds et managent comme du temps de Ford.

Celle-là même où quand t’as une entreprise « normale », de la tréso sur ton compte en banque et que tu n’es pas un king de YouTube ou Insta, on ne peut pas t’accompagner ? T’es pas assez bankable. T’as pas un business ROIste… Financer la croissance d’une TPE/PME pendant deux exercices, c’est risqué quand même… (histoires vraies)

OMG ! Mais de quoi parle-t-on ?

Tarte à la crème #3 : On dit que dans crise, il y a opportunité.Est-ce qu’on fait bien la différence avec opportunisme ?

Finalement, on n’est pas vraiment tous dans le même bateau !

Dans « mon » monde d’avant, il y avait :

  • de la solidarité (c’est comme ça que j’ai étéélevée, merci les parents),
  • des partenariats (je ne crois pas à la concurrence débile, je crois aux alliances),
  • de l’humain et des embrassades (je suis démonstrative),
  • des heures et des heures de boulot (parce que dans la vie, on n’a rien sans rien)…

Statement : contre-courant ou pas, mon monde d’après, c’est le même.

Et vous, il était comment votre monde avant ?

Et vous, vous en pensez quoi ?
Si vous avez envie d'en débattre, contactez-nous !

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