Victoire de Charal sur le Défi Azimut 2019 !

victoire du défi azimut 

Carton plein pour l'IMOCA Charal sur le Défi Azimut 2019 !

Après avoir remporté les runs de vitesse, les 48 heures en double et le tour de Groix, l’IMOCA 60 Charal skippé par Jérémie Beyou et Christopher Pratt, est le grand vainqueur du Défi Azimut 2019. 

Avec ces 3 victoires consécutives, et la précédente sur la Rolex Fastnet Race, les navigateurs Beyou et Pratt, ont remporté l'intégralité des courses d'avant saison.

Maintenant : Go vers la Transat Jacques Vabre ! 

Débriefing de la grande course du Défi Azimut par Jérémie Beyou et Christopher Pratt

Une victoire de bout en bout ! 
 
En prenant les commandes dès le passage de l’île de Groix, Charal a imprimé son rythme à ces 48 Heures Azimut. Très incisif sur l’entame de course et crédités de plus de 6 milles d’avance après 3 heures de course, le tandem Beyou-Pratt n’a jamais failli pendant les 43 heures de course. Le foiler connaissait néanmoins une baisse de régime dans l’après-midi de jeudi et voyait revenir dans son tableau 11th Hour et PRB avant la première marque, difficiles à décrocher tout au long des 450 milles de portant qui devaient composer les deux premiers bords.
 
C’est finalement en optionnant franchement au début du dernier bord pour anticiper la rotation du vent au Sud et terminer avec le bon angle, que Charal a pu mettre à distance ses poursuivants.
 
C'est la deuxième victoire sans partage cette saison pour l'IMOCA noir après son succès en Août dans la Rolex Fastnet Race. La parole aux skippers sur le rythme del a course, les concurrents et leur Imoca Charal :
 
Sur le rythme de la course :
Jérémie Beyou : «Nous avons vécu cette course beaucoup moins dans la souffrance que le Fastnet où on avait du mal à trouver le rythme. Cette victoire est plus consistante car on a trouvé la bonne vitesse, un rythme régulier, on a pu dormir. C’était plus facile que le Fastnet aussi parce qu' il y avait beaucoup moins de manœuvres. Christopher a étéénorme, Charal est un super bateau et c’est une grosse tranche de plaisir de venir sur ce Défi Azimut. Mais la course a été intense tout le long. La concurrence était élevée et les conditions dures dans le golfe, avec une mer très courte»
 
Sur le 11th Hour, l'ancien Hugo Boss 
Christopher Pratt : « On n’avait pas de doute sur le fait qu’11th Hour était la référence et aucun doute non plus sur la capacité de Charlie et Pascal de bien l’exploiter. Ils nous ont obligéà mieux naviguer et à ne jamais relâcher la pression. Sur le bord qui allait vers le Nord-Ouest en particulier, on ne trouvait pas les manettes au début et on est parvenu à mieux naviguer sur la fin.»
 
Jérémie Beyou : «Il fallait être en mode attaque. Au début, on était un peu conservateurs, le fait de voir Pascal revenir sur nous a aidé. Son gennaker est un peu plus grand. Dans le medium fort ils étaient plus à l’aise. Et à partir de 28-30 nœuds, c’est nous qui étions mieux. C’est une somme de détails : la façon dont tu ballastes, la consigne que tu donnes au pilote,... L’état de la mer change complètement le comportement du bateau»
 
Sur le choix de route sur le dernier bord : 
Jérémie Beyou : «On prenait les positions de temps en temps mais on n’avait pas de véritable doute. Depuis le Fastnet, notre consigne était de faire vraiment notre course. On savait aussi que le retour au près n’était pas très favorable à 11th qui a plus de difficultés à cette allure. On a fait une belle manœuvre d’enrouléà la bouée qui n’était pas simple : Empannage, roulé de gennaker, déroulé de J2, virement de bord, matossage !... Ca s’est bien passé.
 
A ce moment, le vent était trop à gauche pour virer et on est restéà droite (Au Sud NDLR) où il fallait aller. On n’a pas trop regardé où les autres viraient. On s’est appliqué de bout en bout. Du départ à Groix jusqu’à la ligne, on s’est appliqué de bout en bout»
 
Une nouvelle course qui permet d'encore mieux connaître la fusée qu'est Charal : 
Christopher  Pratt : «On a encore trouvé des choses et on ne finira jamais d’en découvrir. Cette apporte beaucoup d’enseignements sur la performance. Nous avons progressé sur notre manière de fonctionner à bord. On a pas mal d’entrainement mais ces conditions de portant fort avec une mer très courte, nous ne les avions jamais rencontré. C’était difficile dans ce sens là. J’ai hâte qu’on fasse le debrief performance de cette course pour mettre des chiffres sur ces impressions.»
 
Jérémie Beyou : «Charal c’est un super bateau avec un team qui bosse dur et fournit un package nickel. Merci aussi à VPLP ! »
 
Source : communiqué de presse Charal et Défi Azimut 

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